mardi 1 mai 2018

La fonction des talus et baissières et comment l'appliquer aux balles de paille


      La technique des baissières et talus :

L'eau représente une grande force de la
la nature. C'est une source de vie et d'énergie
qu'on peut ralentir, accumuler et rediriger
à mesure qu'elle descend vers le point le plus
bas d'une propriété. On peut alors bénéficier

de cette ressource de multiples façons.


    Un principe essentiel en permaculture est de retenir l'eau le plus longtemps possible sur notre propriété, pour en exploiter tous les bénéfices, de plusieurs manières et, si possible, d'utiliser cette eau plusieurs fois plutôt qu'une. Ceci, bien sûr, dans des endroits où il est logique et avantageux de retenir et/ou ralentir l'eau de pluie. 

     Les baissières (fossés) et talus (buttes) sont des constructions de terrassement qui servent à le faire de manière passive pour tirer meilleur profit de cette précieuse ressource. Elles sont placées perpendiculairement à la pente et redirigent l'eau qui s'écoule pour protéger le terrain de l'érosion ou des inondations soudaines, en gérant en douceur les mouvements de l'eau.  Pour remplir ces fonctions, les baissières et talus doivent suivre les lignes de niveau du terrain. Sur une carte topographique les "lignes de niveau" sont représentées par ces tracés courbes qui nous permettent de visualiser le relief du terrain et d'en noter l'altitude. La baissière a exactement la même altitude (c'est-à-dire la même hauteur par rapport au niveau de la mer) sur toute sa longueur.

      Les duos baissières et talus peuvent se succéder l'un après l'autre en descendant la pente, comme des marches d'escalier distancées de façon inégale, mais au niveau. À l'extrémité de la baissière, l'eau peut se déverser doucement dans la baissière suivante, en passant par une zone de déversement passif. Plus la pente est abrupte ou plus la quantité d'eau à retenir est importante, plus le travail devra être fait avec soin, avec un volume d'emmagasinage de l'eau suffisant pour assurer une construction solide qui ne sera pas détruite avec la première forte pluie et ne provoquera pas un glissement de terrain.

    (Il existe une autre technique, qui se nomme "Key Line" en anglais et que je ne connais pas bien. On en dit qu'elle dérange moins le sol, permet de faire des lignes parallèles et ne redirige pas l'eau; ce lien en anglais vous en explique les grandes lignes et cette vidéo vous en apprendra plus sur ses avantages. Cette autre vidéo présente, en anglais, Geoff Lawton qui explique les différences et usages possibles du système Key Line et de celui des baissières et talus.) 

   Les baissières appliquent des principes de construction similaires aux rizières installées à flanc de montagneMais alors que le riz est planté dans le fossé (car il est heureux même s'il a les pieds dans l'eau), les plantes potagères sont plutôt plantées sur le talus, pour éviter la noyade. Chaque fois que la baissière capture de l'eau de ruissellement, le talus l'absorbe et l'emmagasine, permettant aux plantes de continuer de s'abreuver bien après que la baissière se soit asséchée. Il faut aussi comprendre qu'avec les saisons et les années qui passent et un bon couvert de végétation, la capacité du sol à retenir l'eau augmentera.

      En principe, un talus sert d'espace de plantation idéal, puisque les plantes y sont à l'abri des inondations, mais que leurs racines ont accès à l'humidité retenue par la baissière. Mais dans les endroits plus humides où les baissières recueillent des volumes d'eau importants, tout talus suffisamment large peut aussi servir de sentier pour nous garder les pieds bien au sec, même après de fortes précipitations.

     Quelques exemples de baissières et de leur fonctionnement :

      En utilisant cette technique de terrassement, on peut arriver à diriger l'eau en surplus là où elle peut servir avant de sortir définitivement de la propriété. Dans un premier exemple, on peut voir une rigole alimentée par le tuyau de drainage d'un bâtiment et qui déverse l'eau de pluie dans un petit étang, l'oxygénant par la même occasion. L'étang, une fois rempli, déverse ses surplus d'eau dans une baissière qui irrigue ce qui semble être un jeune verger. En passant, les baissières ont pour effet d'augmenter le taux de croissance des arbres.

      Dans l'exemple suivant, à flanc de colline, une série de baissières recueillent une bonne quantité d'eau de pluie pour abreuver de jeunes végétaux. Les surplus d'eau s'écoulent ensuite dans un pâturage existant. On peut planter des végétaux aux utilités très variées, y compris des arbres et arbustes, par exemple, pour y abriter la faune et la flore indigènes, stabiliser et nourrir le sol et y cultiver des cultures diverses, des fines herbes au bois de chauffage, en passant par les petits fruits et les légumes. 

    L'eau ralentie par ce genre de système a le temps de pénétrer le sol en profondeur. Elle continue paresseusement d'un point du système à l'autre. Au niveau de l'étang le plus bas, le volume d'eau est probablement devenu assez important pour constituer une réserve en  temps de sécheresse. Une fois construit, ce système fonctionne de façon passive, c'est-à-dire sans intervention humaine et sans mécanisation. 

     Mais on pourrait installer dans cet étang une pompe pour faire remonter l'eau vers un point plus élevé de la ferme. Et si le trop-plein de cet étang forme un petit ruisseau dévalant, on peut y installer une petite turbine, ce qui devrait produire au moins assez d'électricité pour faire fonctionner la pompe à eau. Ces quelques milliers de litres d'eau emmagasinés sont une assurance supplémentaire contre un éventuelle sécheresse. Mais déjà, ce système accumule tellement d'eau directement dans le sol que les plantes pourront résister longtemps à l'absence de pluie. 

      Cette technique de la baissière et du talus (qu'on appelle "swale" en anglais) s'applique tout autant aux terrains plats. Celui présenté ici fait 3/4 d'acres et le propriétaire profite de l'eau de ruissellement du toit d'un bâtiment pour remplir ses baissières. Il arrive à accumuler une quantité impressionnante d'eau de cette façon.

     Des portions de désert ont été ramenées à la vie végétale en quelques mois grâce à elle.

     On peut facilement installer quelques micro-baissières dans un petit jardin assoiffé et obtenir de bons résultats en peu de temps et d'efforts. Dans cet exemple, l'eau de pluie recueillie par les gouttières de la maison s'accumulait déjà dans des réservoirs utilisés pour arroser les plantes en pots et en jardinières. Les surplus d'eau se déversent maintenant dans les baissières du jardin et, avec les mois qui ont passé, le sol autrefois aride est désormais capable de retenir assez d'eau pour permettre la culture de plantes.

    Les baissières chez moi :

     Pour revenir à mes propres aménagements, le terrain en façade de notre maison donne l'exemple d'une "baissière" créée par inadvertance. Voir la photo suivante.
Dans notre jardin de façade, à la maison, le trottoir de ciment qui part des marches du
 perron et se rend jusqu'à la rue est plus bas que tout ce qui l'entoure. En fait, pour passer du trottoir public à notre trottoir privé, on doit descendre une marche. Cette surface forme donc un renfoncement de 5 à 8 cm (2 à 3 pouces) parfait pour accumuler l'eau de pluie, qui se retrouve emprisonnée de tous côtés. Le sol de mes plates-bandes l'absorbe rapidement. Aucune inondation, donc. De plus, avec le coup de pouce de l'épais paillis naturel que mes plantes produisent elles-mêmes annuellement, je n'ai pas besoin d'arroser mes vivaces, même par temps de sécheresse.

     Cette photo a été prise quelques mois après avoir acheté la terre à bois en 2013. De l'autre côté de notre chemin d'entrée, par rapport à ma position de photographe, les matériaux de construction et les arbustes nous empêchent de bien voir l'espace dégagé, situé juste derrière, et qui a fait place au potager un an plus tard. Mais on voit quand même très bien à quel point cette portion de la terre est plate et au niveau.

 À la ferme, notre potager est situé sur un plateau presque parfaitement horizontal et surélevé par rapport au terrain environnant. Il reçoit beaucoup de soleil et est quand même assez bien protégé des grands vents grâce à quelques arbustes. Mais malheureusement, cette conformation ne favorise pas l'accumulation de l'eau de ruissellement des pluies.  Serge a travaillé tout un été à creuser profondément le sol pour amener l'eau courante au jardin et aux enclos des animaux. Présentement, notre source principale d'irrigation du jardin est notre puits de surface, situé beaucoup plus bas que le jardin. Pendant une panne d'électricité prolongée, sans pompe à eau donc, le potager serait très rapidement assoiffé et il faudrait alors manuellement puiser l'eau de notre étang et le remonter jusqu'à ce plateau, tâche fastidieuse, on s'entend. En cas de sécheresse prolongée, nous aurions le choix : se procurer une génératrice, souffrir à charrier l'eau ou laisser souffrir le potager ! Je cherche donc à atténuer ce risque. Nous avons quelques réservoirs, dont un de mille litres, mais pas de moyen de collecter l'eau de pluie directement sur le site.

    En juillet et août 2017, nous avons érigé un poulailler d'été aux abords du potager. Nous pourrons utiliser sa toiture pour recueillir l'eau de pluie dans nos réservoirs. J'aimerais bien en faire un de nos projets d'été pour 2018. Mais en 2016, j'ai aussi commencé à ceinturer le potager d'un fossé et d'une butte circulaires pour retenir l'eau de pluie le plus longtemps possible sur place, avant qu'elle ne s'écoule vers des parties plus basses de la propriété.



Au nord du potager, on peut voir que la déclivité du terrain est assez importante, soit environ 120 cm (4 pieds). Les barils que vous voyez sur la photo sont au niveau du potager. Quant à moi, je me tenais en bas de la pente pour prendre cette photo, qui date de 2014.


     La photo ci-dessous vous présente une baissière creusée à même le sol (c'est l'étroite bande de sol derrière le talus recouvert de cartons repliés. Le talus a été érigé avec la terre et la tourbe de gazon qui ont été enlevées pour creuser la baissière. Le carton qu'on voit sur le talus et aussi derrière la baissière est une mesure temporaire pour aider à étouffer la pelouse et les mauvaises herbes déplacées avec la terre). Le fond de la baissière et le dessus du talus sont parfaitement au niveau d'un bout à l'autre.

Les limites Est et Sud de notre potager ne sont pas faites en balles de paille. J'ai donc pu installer une baissière et son talus de façon conventionnelle. On voit facilement que l'ouvrage suit la courbe du pourtour du jardin, bien à l'horizontale. Remarquez les piquets noirs et la longue corde blanche qu'on distingue facilement jusqu'à l'extrémité Sud-Ouest du potager. L'eau de pluie qui tombe dans cette baissière ne peut s'échapper qu'en étant absorbée par la terre de la baissière et du talus. J'ai dévié des règles générales d'utilisation des baissières en installant mes plants de rhubarbe (36) au fond de la baissière plutôt que sur le talus. Je vous en parle plus loin dans cet article.

      Au bout de la baissière, sur la photo ci-haut à droite, on devine un petit "barrage", un déversoir de terre tassée (en brun foncé, car pas encore recouvert de carton), moins haut que le talus. Ma chatte se dirige droit dessus. Ce "barrage" empêche l'eau de pluie de s'écouler par ce bout de la baissière. Mais puisqu'il est beaucoup moins élevé que le talus, si un trop-plein se forme, l'eau pourra s'échapper par là, protégeant ainsi de l'érosion le talus lui-même. Jusqu'à présent, cela ne s'est jamais encore produit. Je n'ai pas non plus observé d'eau s'accumuler dans la baissière. Cela va probablement se produire un jour, mais pour le moment, la terre environnante est trop assoiffée et prendra certainement beaucoup de temps à se recharger en humidité.
        On peut remarquer les plates-bandes faites de balles de paille à moitié affaissées, un peu plus loin derrière la baissière. Certaines d'entre elles entamaient leur 3e été de service en 2017. Elles sont placées plus haut sur le terrain. Malheureusement, en s'étendant vers la droite, elles descendent une autre pente, qui devient de plus en plus raide. Il me faudra ériger un autre talus de ce côté. Mais j'aurais pu tout de suite placer mes balles de paille au niveau pour qu'elles forment elles-même un talus. Le hic, c'est que je ne savais pas comment m'y prendre. J'ai finalement trouvé le truc. Je vous en reparle plus bas, comme promis. Mais continuons avec notre sujet.

    En principe, comme le fond d'une baissière est sensé se remplir régulièrement d'une bonne quantité d'eau, ce n'est généralement pas considéré comme un endroit intéressant pour planter des végétaux. Après tout, la majorité des plantes ne supportent pas très bien de subir des inondations fréquentes, même lorsqu'elles sont de courte durée. Les baissières peuvent alors servir de sentiers d'accès quand elles sont à sec. Mais les plantes de milieux humides peuvent bénéficier d'inondations occasionnelles. Pensez à toutes les vivaces sauvages qui poussent au fond des fossés.

     Dans un endroit très sec ou dans un endroit qui ne peut pas accumuler de grandes quantités d'eau (comme le haut d'une petite butte à découvert), le danger le plus probable est plutôt de perdre des plantes par sécheresse. Comme je vous l'ai expliqué plus haut, c'est le cas de mon potager. J'ai donc préféré planter mes rhubarbes dans le creux de la baissière plutôt que sur le talus, pour qu'elles profitent au maximum des eaux de pluie. Jusqu'à maintenant, ceci fonctionne à merveille, car je n'ai jamais vu assez d'eau tomber pour emplir la baissière et submerger la base des plants. Sur le talus lui-même, j'ai l'intention de faire divers essais. Je veux commencer par y implanter de l'origan, car cette fine herbe est réputée envahissante. Mais je fais le pari que mes plants de rhubarbe vont lui faire obstacle. On verra ce que ça donne ! (Commentaire d'Hélène : "Bah, c'est pas si pire ! C'est quand même pas de la menthe ou de la baume mélisse !" Merci, Hélène, tu me rassures.)

      Il existe différents outils pour situer les lignes de contour d'un terrain. Cette vidéo vous présente, entre autres, la technique du cadre en A (c'est ce que j'ai moi-même utilisé; on peut voir le mien sur la dernière photo de cet article). Il est facile à construire pour un coût très bas et tout aussi facile à utiliser. Bien sûr, les niveaux au laser sont faits exactement  pour ce genre de travail. Mais ce sont des instruments d'arpentage qui coûtent cher. J'ai entendu dire qu'il est possible d'en louer, par contre.

     Comment construire tout en courbes avec des balles rectangulaires ?

      Les balles de paille en décomposition sont naturellement absorbantes et reposent sur le sol. Donc, elles peuvent faire office de talus. Entre chaque rangée de balles de paille, les allées de circulation, elles, peuvent faire office de baissières (de "fossés"). Je n'ai donc pas besoin de creuser le sol, ou sinon, vraiment très peu. La difficulté, dans mon cas, c'est que le seul moyen de créer une baissière sans refaire entièrement le terrassement d'un site, c'est de suivre les lignes de contour naturelles du terrain. Or, ces lignes sont rarement droites, elles sont plus ou moins sinueuses selon la topographie de l'emplacement choisi, comme vous pouvez le voir dans cette vidéo présentant un parfait exemple de baissière
     J'ai décidé de refaire peu à peu le dessin du potager pour m'assurer que mes plates-bandes suivraient le contour du terrain, au moins pour les parties les plus escarpées du potager. Au printemps 2016, je me suis donc attaquée à mes 2 plates-bandes de balles de paille les plus basses du jardin, avec l'idée de graduellement remodeler les plates-bandes une par une, année après année. Le travail sera long, mais je ne suis pas pressée.

      La prochaine photo vous montre ma baissière située dans l'emplacement le plus bas du potager, avec son talus de balles de pailles. Ici, le talus est très court et très rectiligne. À chaque bout du talus, le terrain commence à remonter. Autrement dit, mes balles de pailles sont assises dans une petite cuvette naturelle. Partout sur le pourtour de cet espace restreint, le terrain remonte naturellement en pente douce.
    

           3.        2.           1.
     ⇙                 
     
      1. Voici le talus le plus bas du jardin, avec ses fraisiers. C'est aussi le plus court et il est fait avec des balles de paille. Il ne mesure par plus que 12 pieds (3,6 m) de long.

     2. Le sentier de circulation (recouvert de sacs de papier brun) est flanqué de deux talus (1 et 3). C'est ma baissière.

 3. On aperçoit à peine le coin du deuxième talus. Cela n'est pas apparent sur cette photo, mais il est situé plus haut sur la pente que le premier talus.

L'endroit où je me tiens pour prendre cette photo est déjà plus élevé (d'environ 8 pouces - 20cm) que le premier talus.



 



Sur cette photo, le talus du devant forme une ligne droite et courte. Il accueille des fraisiers et quelques plants de tagètes (les fleurs orangées). La baissière (le sentier recouvert de carton) passe derrière le talus de fraises, puis forme une courbe vers l'avant, (qu'on voit à gauche) et vient rejoindre la surface de circulation noire, à chaque extrémité du talus. Cette baissière adopte presque la forme d'un C allongé en enveloppant son talus de balles de paille.  En avant-plan, la surface en noir est plus haute de 3 ou 4 pouces (7 à 10 cm)  que la baissière. Vous devrez me croire sur parole, car il est impossible de le détecter sur cette photo. Cette configuration plutôt bizarre suit pourtant la règle : la baissière doit rester bien plane d'un bout à l'autre, car si elle était en pente, elle formerait un mini ruisseau dont l'eau s'échapperait par l'extrémité la plus basse. Un deuxième talus, plus haut de 8 pouces (20cm) que le premier, suit une courbe à peu près parallèle à la baissière. On le voit sur la gauche, mais son extrémité est coupée par le cadrage de la photo. Sur la droite, la forme arquée vient se terminer derrière le premier talus (on voit les deux dernières balles de pailles exposées, car les jeunes plants qui s'y trouvent ne les ont pas encore recouvertes. 
       
     Mon problème, avec les balles de paille de la 2e baissière, était de construire un talus présentant une ligne courbe à partir de balles de pailles rectangulaires. C'est possible de le faire, quand on y réfléchit : il s'agit de placer les balles côte à côte, bien serrées l'une sur l'autre, mais en les décalant l'une par rapport à l'autre sur le sens de la longueur de la balle, comme sur le dernier des deux schémas ci-après. 

   Schémas d'une baissière de balles de pailles remplie d'eau après une pluie abondante

                                    XXXX «««««««««««                  Schéma 1 : coupe verticale d'une
          XXXX ««««« ((())         ))                               pente sur laquelle on a aménagé
     ((()      )))                                                            2 baissières et leur talus.

      Vous voyez sur ce premier schéma deux "talus" XXXX. Ce sont deux rangées de balles de paille. Elles servent de plates-bandes, de lits de culture surélevés.
      Elles protègent deux baissières (2 fossés), au fond desquelles ont voit un peu d'eau de pluie  «««««««  que le sol               et les balles de paille XXXX auront vite fait d'absorber.  

     

      Sur le schéma 2, vous verrez une vue aérienne des 2 talus et d'une seule baissière, celle qui se trouve entre les deux.
     
      Le talus de droite est déjà plein de plantes en pleine croissance (représentées par des carrés verts) .
      Entre les deux talus, la baissière est temporairement inondée (rectangles bleus).
      Normalement, elle peut servir de sentier, d'allée de circulation. Dans un jardin relativement plat et où il ne se forme pas d'accumulation d'eau problématique, l'eau de pluie sera vite absorbée par les talus, le sol ne restera pas longtemps détrempé et la baissière retrouvera très vite sa fonction première de sentier.

                                                                   Ce deuxième schéma 
                                                                                                  présente la vue aérienne de
                       ((())))lololol)))))(                         2 rangées de plantes (2 plates-bandes)
                    XXXXo     oooXXXX                     séparées par un sentier d'accès (en bleu).
                      XXXXooooooXXXX                    Chaque bloc XXXX est une balle de paille. 
                      XXXXooooooXXXX                    Chaque balle est une composante du talus.
  PLANTES--> XXXXoo  ooooXXXX                 Toutes les balles vont finir par recevoir des 
  PLANTES-->  XXXXoo  ooooXXXX                 plantes XXXX. Chaque balle est déposée le
  PLANTES--> XXXXoo  ooooXXXX                  long de la baissière, étroitement serrée  
                       XXXXoo  ooooXXXX                   contre ses voisines sans laisser d'espace
                       XXXXoo  ooooXXXX                 vide. On peut voir qu'il est possible de les
  BALLES -->  XXXXooo  oooXXXX                aligner côte à côte tout en les décalant, 
       DE     -->  XXXXo    ooooXTXX                 leur faisant suivre un tracé plus ou moins 
   PAILLE -->  XXXXoo o     oXAXX                 sinueux. Chaque rangée de paille forme une
                       XXXXoo     o oXLXX                 butte, une plate-bande, en fait, un talus qui 
                     XXXXoooBo  oXUXX                  épouse le contour (la ligne de niveau) du sol. 
                     XTXXoo  AoooXSXX                  Entre les deux talus, l'allée centrale n'est pas
                     XAXXoo   Ioo oXXXX                 forcément de la même largeur partout, mais
                     XLXXoo  Soo  oXXXX                elle est bien plane. Elle forme la 
                     XUXXoo So ooXXXX                  baissière. À chaque extrémité de la rangée, 
                   XS Xo    IooooXXXX                 on peut créer une légère surélévation du sol
                   XXXXo  ÈooooXXXX                   pour former un "barrage" de 10 à 20 cm
               XXXXoooR  ooXXXX                       de hauteur (un déversoir).
               XXXXoooE  ooXXXX                       Quand la pluie tombe ou qu'on arrose, 
            XXXX    Eauo oXXXX                         l'eau oooooo   est emprisonnée entre
           XXXXo  deo  oXXXX                            les deux talus, ce qui laisse le temps
           XXXX pluie oXXXX                          au sol environnant et au talus de
                 XXXX oquio  XXXX                        l'absorber et de la retenir, pour le plus 
            XXXX    serao oXXXX                         grand bénéfice des plantes qui sont 
                 XXXX absorbéeo oXXXX                   installées sur les talus (c'est-à-dire, qui 
                     XXXX    par  le o oXXXX                        poussent sur mes balles de paille).
                           XXXXosolooXXXX
    BARRAGE --> ((())))lololol)))))(
         déversoir fait d'une butte de terre plus  
         basse que les balles de paille. Si trop
         de pluie s'accumule, elle pourra passer 
         par-dessus ce petit barrage et s'écouler
         naturellement sans défoncer les talus
         (les balles de paille) dont la surface est 
         couverte de plantes. 

    Conclusion : 

      Moins un terrain est plat,  plus les baissières et talus qu'on y aménagera présenteront des lignes sinueuses. Ceci implique qu'en intégrant ces aménagements directement dans le potager et à moins que le terrain soit presque parfaitement au niveau sur toute sa surface, on devra sacrifier un aménagement rectiligne des surfaces de plantation. 

    Ceci amène alors certains inconvénients : par exemple, on pourra se retrouver avec une même baissière qui sera plus large là où la pente du terrain sera plus douce, et inversement, plus étroite en pente plus raide. Y déambuler en poussant une brouette devant soi sera assurément plus difficile que dans une belle allée droite de largeur uniforme.

     Un autre inconvénient : les espaces de plantation n'étant pas de dimensions uniformes et rectilignes, l'usage de certains équipements comme les couvertures flottantes ou tunnels de protection en sera compliqué. Je ne pense pas qu'on pourrait installer un tracteur à poulets sur les talus non plus. Il serait certainement plus pratique de fermer le périmètre au moyen d'une clôtureportative en filet électrifié.

     Mais placés au bon endroit pour rendre le bon service, les baissières et talus peuvent s'avérer de précieux aménagements pour un fonctionnement optimal du jardin. En effet, elles permettent de planifier l'irrigation du terrain selon les lois naturelles de la gravité. Pas étonnant que de tels aménagements soient conseillés en permaculture, car elles permettent d'utiliser les ressources gratuites de la nature et donc, d'éviter du travail, du temps, des coûts et l'utilisation superflue de ressources artificielles.



Ici, on voit la pente qui commence où finissait le potager avant la construction de la baissière. Les piquets plantés à gauche soutiennent une clôture électrique portable. Je les avais plantés à l'oeil pour qu'ils suivent à peu près la ligne de contour du terrain.
Le cadre en bois en forme de A que Serge nous a fabriqué est un niveau rudimentaire, mais assez précis pour définir exactement où se trouve cette fameuse ligne de contour. 

Savez-vous quoi ? Je m'étais trompée de peu, si bien qu'après quelques ajustements mineurs, c'est cette clôture qui m'a servi de guide pour creuser !

     


samedi 20 janvier 2018

Radis rouges, radis verts, radis blancs

This article in English

Louise :

Intrigués par le titre de cet article? 

Laissez-moi d'abord vous souhaiter une bonne nouvelle année 2018 et, surtout, la capacité d'apprécier toutes les bénédictions qui composent votre vie, de la plus petite à la plus extraordinaire.

Je pense qu'il est important de cultiver l'art d'apprécier, car cet acte de la pensée est essentiel pour ressentir de la joie.  

C'est mon humble message de sagesse pour l'année 2018. Cela peut paraître idiot, mais personnellement, je porte beaucoup d'attention aux petites choses du quotidien, à la recherche de celles qui peuvent contribuer à mon bonheur. Ce sont des événements tout simples, comme le bruit de la neige crissant sous mes pas, la fraîcheur de l'air froid dans mes poumons ou... le plaisir de faire pousser des radis sous mon toit en plein hiver sous forme de micro-verdures. 

Le chemin qui m'a menée des radis rouges aux radis verts :

Chaque fois que j'ai planté des radis au printemps, quelques-uns d'entre eux n'ont pas formé la belle boule rouge vif tant espérée, savoureuse et croquante sous la dent. À la place, ont poussé des avortons de racines immangeables. Décevant.

Cette photo provient d'un article précédent,
paru le 30 novembre 2011.


Une année, un peu par paresse, un peu par manque de temps, j'ai laissé pousser mes avortons au lieu de les arracher. Ceux-ci se sont révélés capables de produire des plantes vigoureuses qui ont fleuri, puis produit des gousses de graines en abondance. J'ai continué des les ignorer, et j'ai même laissé les gousses de graines mûrir et brunir, car je n'avais pas encore appris qu'on peut les manger, elles aussi, quand elles sont encore très jeunes et d'un beau vert tendreCes gousses sont d'ailleurs délicieuses crues, mangées telles quelles ou en salade mélangée. 
J'ai plusieurs milliers de graines provenant de plants de radis insatisfaisants du point de vue de la consommation.
Finalement, ce n'est qu'en fin de saison que j'ai reporté mon attention sur ces plants "dégénérés". C'est alors que, sans trop réfléchir, j'ai décidé de récolter les gousses qu'ils avaient vaillamment produites. J'ai consacré beaucoup de temps à les écosser pour leurs graines, mais comme c'est le genre de tâche que j'aime bien faire le soir en fouillant sur internet, en écoutant la radio ou en regardant la télévision, cela ne m'a pas du tout embêtée. Sauf que j'ai fini par me dire que, génétique aidant... les plants provenant de ces graines risquaient fort de donner le même résultat que leurs parents : des avortons de racines immangeables ! Or, il n'est pas question de sacrifier l'espace précieux du potager pour risquer une récolte manquée ! Pourquoi donc n'y avais-je pas songé plus tôt ?

Les graines sont donc restées dans leur boîte pendant une couple d'années et je me demande encore pourquoi je ne me suis pas décidée à les jeter sur-le-champ. Bien m'en a pris, car l'évidence a enfin traversé mon esprit : puisque ces graines sont parfaitement capables de germer et de produire des plants vigoureux, je peux bien m'ouvrir les yeux et enfin reconnaître qu'elles peuvent aussi avoir une certaine valeur alimentaire, même si ce n'est pas celle que j'espérais. Je me suis dit qu'après tout, si je n'aimais pas leur goût, mes poules apprécieraient certainement un peu de verdure tout fraîche en plein hiver.

C'est ainsi qu'à la mi-novembre, j'ai réutilisé deux barquettes d'emballage alimentaire que j'ai remplies avec un bon terreau, dans lesquelles j'ai semé ces graines de radis "de mauvaise qualité". J'ai ensuite répété l'opération presque à toutes les semaines. Les jeunes pousses croissent à toute vitesse. 

Sous la lumière fluorescente de mon étagère, les pousses de radis font désormais partie de mes plantations intérieures hivernales, avec des pousses d'épinards, de moutarde, de mâche, de mini pak choi et autres. Ici, quelques barquettes à différents stades de croissance. Les deux qu'on voit en arrière-plan,(à gauche et au centre) débordent de pousses de radis.

Je laisse grandir certaines espèces de légumes assez longtemps pour qu'ils arrivent à peu près à maturité. C'est le cas de la mâche et du chou mini pak choi. J'en sème environ 16 par barquette. Un mois et demi plus tard, je commence la récolte par les plus gros, pour faire un peu plus de place à leurs voisins et je continue cette récolte sélective en finissant avec les individus qui ont été les moins vigoureux. 

Mais dans le cas de la moutarde et du radis, je sème très serré, entre 100 et 200 graines par barquette. Les pousses de radis croissent beaucoup plus vite que la moutarde et je peux les récolter au bout de dix à vingt jours, à grands coups de ciseaux. 

Une poignée de jeunes pousses de radis peut garnir une assiette ou agrémenter une salade. Leur goût extrêmement frais est caractéristique des radis, mais bien meilleur que celui des feuilles matures. De plus, il n'est pas aussi piquant que le radis lui-même ou les pousses de moutarde. Une fois la récolte faite, je réutilise mes barquettes et ma terre et je ressème.

Après la récolte, j'arrache les bouts de tiges et leur racine, je grignote les quelques pousses qui avaient échappé aux coups de ciseaux, puis je retourne le terreau pour enterrer ces restes végétaux. Ensuite, je ressème aussitôt de nouvelles graines dans la même barquette et le même terreau. Après la deuxième ou troisième récolte dans cette même barquette, je fertilise mon terreau avec du thé de vermicompost et je recommence les semis.

Radis rouges, radis verts, radis blancs : c'est l'abondance sous diverses formes, textures et couleurs, c'est le miracle de pouvoir s'approvisionner à des sources variées, et ce, même durant les jours les plus courts de l'hiver. C'est la bénédiction de pouvoir manger tout frais même par grand froid, quand le jardin est endormi sous la neige et que la promesse du renouveau printanier est encore éloignée... Cela vaut bien la peine de dire merci et d'apprécier pleinement chaque bouchée. 

Radis rouges que je n'ai pas eu le plaisir de cultiver moi-même.
Ces radis ont été achetés à l'épicerie cette semaine. Je ne pourrai pas en utiliser les feuilles, car elles sont beaucoup trop abîmées et, de toute façon, nous n'apprécions les feuilles matures de radis qu'en très petites quantités à la fois. Qu'à cela ne tienne ! Nos poules seront ravies de s'emplir le jabot de verdure  !

Radis verts sous forme de pousses toutes jeunes, toutes fraîches, à la fois tendres et croquantes. Je fais exprès d'en produire plus que nous pouvons en manger. Ces surplus serviront à mieux nourrir nos poules. Elles aussi apprécient grandement toute la valeur nutritive des jeunes pousses végétales.



Radis blanc. Les trois-quarts de cet énorme radis daikon ont servi d'ingrédient dans trois repas différents. Il vient, lui aussi, tout droit de l'épicerie. C'est un produit bio, local par-dessus le marché. Son goût est doux, il est juteux et croquant sous la dent. Un maraîcher québécois a cultivé ce beau légume tout en longueur que je ne suis jamais arrivée à produire de façon satisfaisante dans mon potager. 
Merci !


J'ai servi cette belle assiette lors de notre réunion familiale du temps des Fêtes. Elle est composée uniquement de radis.

 
Les radis sont donc plus versatiles qu'on le pense généralement :

D'abord, il s'agit de légumes communs. Selon le site anglophone de Wikipédia, il se cultive sur la planète environ sept millions de tonnes de radis annuellement. Ceci représente environ 2% de la production globale de légumes.

Alors, si je résume, on peut manger différentes parties des plants de radis : sous forme de jeune pousse verte, on cueille la tige et le feuillage naissant. Une variante consiste simplement à faire germer les graines dans un contenant en verre, sans terreau. Hélène vous explique comment dans cet article
Au printemps, en pleine terre, on récolte plutôt leur racine charnue, petite ou énorme, selon l'espèce ou la variété, et dont la peau peut être rouge, blanche, jaune, rose, pourpre, deux couleurs ou même noire. 

Saviez-vous qu'on peut faire cuire les radis de toutes sortes de manières ? 
 Et si nos papilles gustatives sont d'accord, on en profite pour utiliser aussi les feuilles matures, crues en salade ou comme ingrédient secondaire dans un sauté de légumes. Hélène, pour sa part, nous apprenait, en novembre 2013, qu'elle préfère préparer les radis en conserve lacto-fermentée.

Mais si on laisse la plante grandir jusqu'à former ses gousses de graines, on peut croquer celles-ci quand elles sont encore jeunes, tendres et juteuses. Certaines personnes les font mariner. On peut aussi cueillir les fleurs de radis pour en garnir une salade. Je suis certaine que si je m'arrête un instant pour apprécier leur beauté toute simple, l'idée me reviendra d'essayer d'y goûter ! Et si jamais il m'arrive encore d'oublier quelques avortons dans mon jardin, je pourrai de nouveau en sauver les graines pour les faire pousser en plein hiver ! 

vendredi 17 novembre 2017

Les succès et échecs 2017, partie 1

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Cliché automnal: vigne de raisins qui jaunit et chatte noire d'Halloween. J'aurais dû ajouter mon unique petite citrouille à la photo.


Article similaire de l'année précédente:
Année 2016

Hélène:
Il a vraiment fallu que j'aille relire mes autres articles des années précédentes pour savoir si je ne me répétais pas: Nous avons eu une saison vraiment bizarre! Les températures étaient complètement azimuts, bel et bien signe que les changements climatiques ne sont pas une berlue.

Cet article ne sera pas très long car cette année, je n'ai pas pu mettre la main au jardin comme j'en ai l'habitude et force est d'admettre qu'il en a souffert. Retournant sur les bancs d'Université avec entre autres une session d'été intensive, les mois de Mai et Juin n'ont pas reçu toute l'attention requise pour bien démarrer le jardin. Et pour une myriade de raisons plus personnelles, durant l'été et l'automne il n'aura pas reçu non plus les soins nécessaires pour donner une bonne performance.

Résultat: ce qui a bien fait, ce sont les vivaces établies. Les fraises (dont une nouvelle variété), les framboises, les pêches, les raisins, les cassis rouges. La plupart des annuelles ont performé de façon correcte, mais rien d'époustouflant.

Les tomates, par exemple, ont très bien fait, mais ma famille s'est vite désintéressée de les manger et je ne prenais donc guère le temps de les récolter. Les patates ont bien fait, mais encore là, je suis certaine que j'en ai perdu beaucoup (certaines que je récoltais commençaient à montrer des signes de pourriture et en plein centre d'où je les avais plantées, malgré une verdure luxuriante, il n'y avait aucune patate). Les fèves n'ont pas très bien fait, car les plants se sont fait attaquer: les feuilles se retrouvaient toutes grignotées et le temps que j'ai mis à remarquer le problème, il était déjà trop tard. (Et je ne sais même pas quel insecte est responsable! Il faudra probablement que j'arrête d'en planter pour quelques années pour éliminer la surpopulation de la peste en question.)



Pour le meilleur (ou pour le pire) je n'arrose pas mes arbres fruitiers comme le pêcher. Le fruit était très abîmé (photo ci-haut à l'appui) quand j'ai fait la cueillette, mais il s'agit d'un fruit à la peau tellement épaisse qu'une fois celle-ci enlevée, la chair était parfaite et succulente! J'en ai cueilli tellement (environ 80 fruits), ce fût une véritable fiesta de la pêche, chez nous! Fruits frais bien sûr, mais clafoutis, smoothies et confitures ont agrémenté notre mois d'août! J'en ai même congelé pour l'hiver!
On peut voir ici seulement le tiers de la cueillette complète, environ.

Pour leur part, les raisins sont devenus du jus délicieux. Dans le bol blanc, ce sont les cerises noires du cerisier de mon fils; je n'ai récolté que celles qui étaient à porter de main.

Finalement en fin de saison, bien que les températures aient été particulièrement chaudes pendant le jour, ce n'était pas le cas des nuits qui devenaient plutôt fraîches. Ainsi, la dernière récolte de tomates d'il y a quelques jours n'était pas extraordinaire puisque le fruit - bien qu'il semblait correct sur le plant - se dégradait rapidement une fois rentré dans la maison. Elles ont eu trop froid, ces tomates! J'avais 3 variétés dans le jardin: 'Pink Vernissage' (la grosse rouge striée à gauche), 'Cherry Orange' (au centre) et 'Petit moineau blanc' (à droite).

 Enfin, quelques poignées de deux variétés de fèves ('Scarlet Runner' et 'Nebraska Beauty'), une citrouille et quelques piments 'Paprika' encore verts font partie des dernières récoltes.
'Scarlet Runner' à gauche et 'Nebraska Beauty', au centre, sont les deux variétés de fèves. Une petite citrouille 'Sunshine', des fleurs de lavande et de Calendula (souci) séchées complètent la récolte ici.

 Conclusion:
Toute la beauté de la permaculture fait à nouveau surface dans mon esprit: un jardin bien établi évite les ennuis. Les vivaces donnent un grand coup de pouce à tout jardinier en manque de temps, une leçon que j'avais bien retenue de ce fabuleux livre (lecture que je recommande chaudement). Preuve à l'appui que je répète ici: mes vivaces m'ont fourni une abondance de fruits, mais les annuelles n'ont malheureusement pas suivi leur exemple.

mardi 15 août 2017

Parlons fraisement

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Hélène:

Nous avons fait l'éloge des fraises à plusieurs reprises: dans un des tout premiers articles de ce blog nous en parlions, et en plus je suis revenue les mentionner presque tous les ans dans nos articles récapitulant notre saison de jardinage... J'ai même mentionné l'histoire d'une fausse fraise!

Mais voilà, les fraises sont parmi les premiers fruits à être dégustés directement du jardin! Chez moi, j'en ai deux variétés: la fraise des bois (photo ci-haut) dont la récolte dure près de 3 semaines, et la fraise arctique qui, après avoir donné des fruits à la fin du printemps, en même temps que l'autre, prend un léger repos pendant les chaleurs estivales pour m'en fournir à nouveau l'automne venu.
Poussant au travers de mon origan doré, ce plant tout semblable à un plant de fraises standard est néanmoins beaucoup plus robuste et gros.
Et voilà que l'an dernier j'ai planté une nouvelle variété de fraises qui vous impressionera sûrement, j'ai nommé la Fraise Albinos (Fragaria Ananassa), Pineberry en anglais. Il s'agit d'une fraise blanche dont les légères graines sont teintées en rouge ! Nous n'en avons pas cueilli en grande quantité bien sûr, les plants sont en train de s'établir et il semblerait que l'épais tapis d'origan doré ne les encombre nullement! Le goût est également excellent; un bon parfum typiquement de fraises, elles ont également un petit goût que certains disent s'apparenter à l'ananas, d'où son nom latin.

Les fraises albinos, au centre, se démarquent des fraises traditionnelles à droite et des cassis rouges à gauche.

 Maintenant avec 3 variétés de fraises dans mon jardin, mes printemps seront festifs!