jeudi 4 juillet 2013

Mon agro-fenêtre ou comment remplacer vos rideaux par des légumes

cherry tomatoes
Trois tomates-cerises mûrissent
doucement sous le soleil New-Yorkais.

Photo gracieuseté de Britta Ryley.

Louise : 
C'est le printemps, vous rêvez de grappes de tomates, de belles feuilles de basilic et de fleurs de capucines, mais vous habitez en pleine ville. Pas un centimètre carré pour assouvir votre passion, même pas un balcon ! L'été passe, l'automne se pointe, la magie des récoltes aura été pour les autres.

Qu'à cela ne tienne ! Vous pouvez toujours cultiver des légumes à l'intérieur de votre chez-soi, bien au chaud. J'avais commencé à vous parler de mon expérience en février 2012. J'ai expliqué qu'en plein hiver, je cultivais des tomates-cerises en terreau, mais aussi, je racontais comment j'avais décidé de m'installer une agro-fenêtre. Eh bien, vous pouvez en faire tout autant !

Une agro-quoi ?
Une agro-fenêtre, ou en anglais, Windowfarm (TM). 

C'est un système hydroponique assez simple qui est installé verticalement pour tirer parti de la surface d'une fenêtre et pour faire pousser certains légumes, fruits ou fines herbes à la place des traditionnelles plantes ornementales non comestibles (quoiqu'il est tout aussi possible de faire pousser ce type de plantes dans un tel système).

Ce système vertical a été conçu à New-York, par Britta Ryley et Rebecca Bray, qui ont aussi offert gratuitement leur idée au monde via Internet. Quelques années plus tard, Windowfarms a commercialisé un kit pour les gens qui n'aiment pas bricoler. 

Mise à jour de janvier 2017 :

En Décembre 2016, toutes les activités de l'entité commerciale Windowfarm ont cessé. J'aurai publié un court article en février 2017 sur ce blogue pour en aviser nos lecteurs et j'ai aussi ajouté cette information ici:
Leurs adresses windowfarms.com, windowfarms.org, et  mywindowfarm.org ont été désactivées. Vous pouvez toutefois encore consulter sur Internet les sources d'information suivantes : 

Un article en anglais sur Wikipedia explique l'évolution de l'organisation. 
Un court article en anglais sur WikiHow explique comment construire le système en 10 étapes. Ni l'un, ni l'autre n'ont été traduits en Espagnol ou en Français. 
Sur YouTube, la chaîne officielle de Windowfarms est encore accessible et la dernière vidéo date de novembre 2013. Celle-ci présente un système très impressionnant installé au Musée d'histoire naturelle de New-York.
Leur page FaceBook existe encore, mais la dernière publication date de mars 2016. 
Un site a été ouvert par des Canadiens qui avaient accepté de participer au financement de l'entreprise commerciale de Windowfarms et qui déclarent avoir été escroqués.
Il existe encore plusieurs vidéos en anglais sur Youtube, incluant un guide de construction en deux épisodes, un autre guide méthodiquement conçu et une vidéo présentant une belle amélioration technique pour pousser l'eau vers le haut du système, le joint en T.


Un forum anglais semble a vu le jour tout récemment, avec de nouveaux membres, très peu nombreux pour le moment. Donc, les informations y sont très limitées. 

Continuons avec la suite de cet article :

Je vous présente ici la suite du texte tel que paru en 2013. Bonne lecture !

Ci-dessus, Britta Ryley devant une "agro-fenêtre". Elle m'avait gentiment donné la permission de publier quelques photos dans cet article. 
Système conçu par l'équipe de Windowfarms.org : bouteilles de plastique recyclées, une tige de soutien rigide ou quelques câbles, de la tubulure en silicone, quelques pièces de quincaillerie et une petite pompe à air  du type qu'on utilise pour aérer l'eau des aquariums.  Des boules d'argile pour remplacer la terre, quelques graines de vos légumes ou herbes préférés, de l'eau et de l'engrais liquide pour système hydroponique pour nourrir vos plantes et vous voilà en affaire.
          
Une communauté qui s'étend au monde entierréunie autour  d'une idée et du rêve de vivre en meilleure santé sur une planète moins polluée.
Le but du groupe était de créer une place pour partager leurs expériences avec d'autres jardiniers d'intérieur comme vous et moi, pour poser des questions ou y répondre, pour trouver et partager plus d'idées. Ce site s'avère un endroit très stimulant pour partager.

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Vous noterez que ce système
hydroponique est  quand 
même fort esthétique.
Une autre photo provenant 
de Windowfarms.org
Sur sa page d'accueil, Windowfarms se définit comme une entreprise sociale qui s'appuie sur une communauté bénévole de recherche et développement (c'est-à-dire sur toute personne qui veut bien expérimenter ce type de culture, essayer de l'améliorer et partager son expérience avec les autres membres de cette communauté).

Cette organisation communautaire est géniale, puisqu'elle permet la diffusion entièrement gratuite d'une expertise en développement, comme en témoignent les photos suivantes, qui présentent des versions personnalisées du système d'origine (notez la bouteille de vin qui remplace la bouteille de plastique, sur la 3e photo les shakers à boisson en métal sur la 4e et les gourdes évidées sur la 5e). 






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Photo by Piers Fawkes - PSFK.com      Photo by Piers Fawkes - PSFK.com


Related image
Ce système est produit par Windowfarm. Il est en vente aux États-Unis.

Dans une agro-fenêtre, on peut cultiver la plupart des fines herbes (la ciboulette ne fonctionne pas, car c'est une plante à bulbe), beaucoup de légumes à feuilles (comme les laitues et les choux frisés) ou à fruits (comme les poivrons et les tomates). 

Les légumes-racines (comme les carottes) ne peuvent pas y pousser non plus. Du côté fruits, j'ai obtenu des cerises de terre et  certains jardiniers particulièrement talentueux ou chanceux on obtenu des fraises (ces dernières sont réputées difficiles à réussir). Je ne les ai pas encore essayées. Les plantes volumineuses sont à déconseiller, d'abord parce que les pots sont trop petits pour permettre le développement suffisant des racines, ensuite parce que la plante elle-même prendrait toute la place disponible dans la fenêtre.

Les avantages d'une agro-fenêtre sont multiples : 
- elle utilise la surface vitrée de façon optimale;
- elle permet aux plantes de se développer avec un système racinaire beaucoup moins gros qu'en pot;
- elle donne souvent des plantes en meilleure santé qu'en pot ;
- elle est plus légère que le serait son équivalent en pots remplis de terreau;
- elle ne prend pratiquement pas d'espace au sol, puisqu'elle exploite une surface verticale;
- la végétation y devient assez dense pour servir de rideau;
- on n'a pas à se salir avec le terreau.


Mon tout premier "potager vertical"

J'ai baptisé cette installation " Le voilier ".
Elle est digne de la série Les Arpents Verts !
Elle comporte quelques modifications par
rapport au modèle de base, les deux principales
étant qu'il n'y a aucune pompe électrique
pour faire circuler l'eau et que j'ai installé 
des baguettes horizontales et des cordes
pour permettre aux plantes d'y grimper. 
 La découverte de Windowfarms m'a enthousiasmée au point de vouloir tout de suite me lancer dans l'aventure. 

Dans cette première "agro-fenêtre" bâtie-un-brin-sur-rien-juste-pour-voir, j'ai installé 2 plants de tomates cerises, 2 haricots grimpants (une idée créative risquée, vu les dimensions de ces plantes à maturité),  et 2 plants de capucines. Tous ont produit, en quelques mois ! 

Surface au sol occupée par cette installation : 3 pieds carrés pour la petite étagère installée juste sous la fenêtre et qui supporte le réservoir du bas.

C'est quand même préférable de choisir des variétés naines de légumes ou de les tailler régulièrement car la plante ne peut pas développer assez de racines pour alimenter un très grand volume de tiges et de feuilles et finit par en souffrir. 












Le réservoir d'eau est
placé sur le dessus
d'une haute étagère.
Le tuyau goutte-à-goutte
descend jusqu'à la
bouteille la plus haute.
Durant les premières
étapes de la construction
de mon système, une
bassine placée sous la
troisième bouteille
récoltait l'eau
ruisselant à travers le tout.
Pour remplacer la pompe à air qui est sensée pousser l'eau jusqu'au haut du système, j'ai placé un réservoir d'eau sur le dessus d'une haute étagère. Ce réservoir alimente un tuyau muni d'une valve d'écoulement et permet à l'eau de tomber goutte à goutte à travers le système jusqu'à un autre réservoir caché dans une étagère située juste au-dessous de la fenêtre.




  
La même agro-fenêtre, 
un mois plus tard. 
Fin août, la végétation 
couvrait toute la fenêtre. 








Un de mes premiers haricots !

Un joli jardin suspendu :

18 pots suspendus, plus 4 simplement déposés sur l'étagère du bas
me permettent d'installer 1 à 3 plantes par pot, pour un total de
22 à 66 plantes (encore plus, si l'installation entière était réservée
au cresson de fontaine, à 6 plants par pot. On voit ici que j'ai aussi 
déposé 3 pots oranges contenant du terreau dans lesquels j'ai 
planté de l'ail.


Après l'expérience du voilier, j'en ai voulu plus, alors j'ai décidé d'utiliser une autre fenêtre, en plein Sud, cette fois-ci. Mais comme elle donne sur la rue, je voulais que mon potager vertical soit très beau. 
En plus, je voulais éliminer le plastique, pour des raisons de santé (quoique dans tout ce que j'ai lu, personne n'a cité d'étude qui prouve que faire pousser des plantes comestibles dans du plastique soit nocif - en l'absence de données vérifiables, les avis que j'ai trouvés reste partagés). 

Les plantes sont alimentées une goutte à la fois.
Pour arriver à mon design final, j'ai dû me creuser la tête. Mes deux problèmes principaux étaient qu'il s'avérait difficile de brancher une pompe électrique dans cet emplacement, et qu'il me fallait trouver un remplacement esthétique, durable et adéquat aux bouteilles de boisson gazeuse utilisées dans le modèle suggéré par Windowfarms. J'ai fini par tomber sur ces pots de porcelaine recouverts d'une glaçure étanche, munis d'un trou d'égouttement dans le fond. Ce système m'a coûté beaucoup plus cher, mais c'est un cadeau que je me suis offert et je ne le regrette pas du tout. 


Je ne vous raconte pas toutes mes aventures avec ces deux systèmes, car il y en a eu et parfois, des décourageantes, comme la fois où un sérieux problème de pH a tué le deux-tiers de mes plantes et arrêté la croissance des autres pour plus d'un mois. Mais sur le site de Windowfarms, on mentionne qu'il faut compter trois cycles de culture, des semences jusqu'à la récolte, pour devenir à l'aise avec ce type de culture hydroponique. J'ai donc persévéré et je m'en félicite. 

Avec le temps, par contre, je trouve que mon système d'irrigation comporte des défauts irritants : la valve d'écoulement doit être réajustée très régulièrement, parfois quotidiennement, sous peine de voir le goutte-à-goutte s'assécher, ce qui est très mauvais pour les plantes. Elles peuvent tenir le coup assez longtemps en hiver, grâce à la laine de roche que j'ai mise dans les pots et qui agit comme une éponge, mais en pleine canicule au mois de juillet, c'est une autre histoire. Je veux donc essayer un autre type de valve.

Par ailleurs, comme les membres de Windowfarms ont réussi à simplifier le système de pompe électrique, par paresse et par curiosité, j'aimerais bien en installer un sur mon agro-fenêtre. 

Voici la liste de ce que j'ai récolté de mars à fin septembre 2011 en utilisant deux fenêtres et 2 fois 3 pieds carrés de surface au sol pour installer un meuble bas juste sous chaque fenêtre (elles me servent à déposer d'autres pots, à ranger mon matériel, et à déposer le réservoir qui recueille l'eau qui arrive en bas à la fin de chaque cycle de circulation).

Les chiffres :
Ail en pots: 22 tiges + 6 gousses récupérées en bien meilleur état que quand je les ai mises en terre.
Une salade pour deux en avril 2012 : 
laitue, basilic, haricots, pois verts,
cresson, feuilles et tiges de capucine.
Dans le bol vert, la seule verdure qui provient de
l'extérieur : de jeunes pousses d'hémérocalles
fraîchement sorties de terre.

Et dans mes deux fenêtres hydroponiques (voilier et pots de terre cuite) :
Basilic : 120 feuilles
Bette à carde  : 24 feuilles
Capucines : 57 fleurs, 82 feuilles
Cerises de terre : 54
Concombre : 1
Cresson (tiges de 6 po minimum avec leurs feuilles ) : 70 tiges
Haricots à rame : 29 cosses
Haricots nains jaunes : 168 cosses
Laitue Komatsuna : 94 feuilles
Laitue en feuilles : 97 feuilles
Menthe : 40 feuilles et +            
Petits pois : 53 cosses                    
Persil : 7 tiges                                
Tomates-cerises : 32      
               
Par périodes, c'était assez pour obtenir une ou deux salades par semaine. Et tout cela sans source de chaleur supplémentaire ni lumière artificielle.


Tomate-cerise Red Robin, une variété réputée pour la très petite taille du plant et pour sa capacité à produire des fruits avec moins de lumière naturelle (j'ai acheté les graines chez Semences Solana). 
Selon moi, cette réputation est tout à fait méritée. Appétissant, n'est-ce pas ? Note de 2017 : Semences Solana ne vend plus cette variété depuis déjà quelques années et mes plants ont fini par développer une maladie qui fait que les feuilles se dessèchent lentement une par une, mais que le plant produit quand même des fruits. Je dois faire un 2e essai, mais je crois que la maladie est transmissible par les graines (qui proviennent de plants infectés). Si cet essai confirme que les graines sont effectivement atteintes, je vais essayer d'autres variétés naines en remplacement.


Mon agro-fenêtre, fin décembre 2011. On y voit mon plant de 
tomates-cerises (en bas),du komatsuna  (verdure japonaise 
apparentée aux laitues - ce sont les grosses feuilles au milieu 
de la photo), et du cresson de fontaine (les petites feuilles en 
haut). Les autres pots étaient temporairement vides. 
 Cet hiver 2013, je n'ai pas démarré une quatrième récolte hydroponique, car d'autres projets ont retenu mon attention.

Mais voici quand même où j'en étais au mois de février 2012.

J'avais toujours mon plant de tomates et mon cresson. J'ai arraché mes plants de Komatsuna, car ils avaient monté en graines après un an de loyaux services (on cueille les feuilles de l'extérieur et le plant s'allonge, produisant continuellement de nouvelles feuilles au centre). J'ai semé des petits pois, des haricots jaunes nains et un nouveau plant de capucines.

Le nombre de plantes qu'on peut installer dans une seule fenêtre dépend surtout de la grosseur des plants à maturité et de la surface de fenêtre qu'ils vont s'approprier.
Ainsi, deux plants de laitue dans le même pot n'auront pas de mal à cohabiter et un troisième pourrait y trouver de la place, mais seulement deux réussiront à obtenir assez de soleil. Par contre, j'ai installé cinq ou six boutures de cresson par pot sans que cela pose problème. Mais pour empêcher mon plant de tomates "Red Robin" de trop s'étendre, je l'ai taillé et j'ai dû lui réserver tout le bas de la fenêtre. J'ai gardé les boutures, ce qui n'est pas plus mal, d'ailleurs, car en plus d'avoir produit près de 50 tomates jusque-là, il m'a aussi donné sept nouveaux plants que j'ai installés de façon traditionnelle en terreau, sous lumière artificielle. Ils se sont vite mis à produire de belles grappes de fruits à leur tour.
Mon plant de tomate nain prend ses aises ! Il prend racine dans le pot carré en bas à gauche et s'étend sur toute la largeur de la fenêtre.


J'ai planté ces graines de haricots nains directement dans les pots
de mon agro-fenêtre. Voici les premiers jeunes plants qui
émergent un peu plus d'une semaine après les semis.


 Dans les  pots vides, j'ai replanté 16 plants de haricots, 12 de petits pois et 1 plant de capucine. 

À l'été 2012, j'ai démonté mon tout premier système, le "Voilier", que je vous ai présenté en premier dans cet article. Dès je trouverai le temps de m'y mettre, je veux le remplacer par une autre agro-fenêtre faite, elle aussi, de pots de céramique. La fenêtre Sud accueillera les plantes qui produisent des fruits ou des cosses, tandis que l'autre, à l'Ouest, abritera les légumes à feuilles, puisqu'ils ont besoin de moins de soleil.


Note de 2017 : Les références que je donnais pour plus renseignements ne sont plus disponibles. Je les ai donc effacées. Mais ma conclusion reste la même :

Si vous vous décidez à vous lancer dans l'aventure, je vous souhaite autant de plaisir que j'en ai eu !



mercredi 5 juin 2013

Le hosta, cette plante incontournable


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Hosta géant bleu envahi par la menthe poivrée. Pour les curieux, l'arbre est un
cerisier noir et la plante en bas à droite, c'est la consoude au pied de l'arbre.
Hélène:
Les hostas sont des plantes qui reviennent souvent dans l'aménagement paysager des propriétés du Québec (comme ailleurs, sûrement) ; tellement même que je m'en suis tannée bien rapidement. Il semble y en avoir partout! Même les jardins les plus simples semblent en posséder au moins un spécimen. D'ailleurs, ils semblent justement être un choix de rigueur pour le jardinier débutant : faciles à trouver sur le marché, difficiles à tuer, entretien minimal, ils vivent plusieurs décennies (60 ans, il paraît), leur feuillage est intéressant et ils ont presque toujours belle allure, peu importe le sol ou les conditions. Ils tolèrent beaucoup d'ombre. De plus, ils viennent dans un grand éventail de formes et de motifs... Ajoutons encore qu'il n'est absolument pas nécessaire de diviser les plants pour les garder en santé. Il y a beaucoup pour plaire, quoi! Ce qui semble être le seul bémol de l'histoire, c'est que les limaces et les chevreuils les adorent (surtout les variétés à feuillage plus pâle) et après qu'ils soient passés à table, ce qui reste n'est généralement pas très joli !

La variété Mouse Ear, petit spécimen 
à la feuille de forme ronde comme
l'oreille d'une souris. Pour vous donner une
idée de l'échelle, vous voyez de la menthe verte
en haut à droite et au travers!

Mais malgré cette longue liste d'avantages, après avoir été moi-même propriétaire de deux jardins qui ne semblaient avoir été faits que pour accommoder cette plante, elle m'était devenue bien insipide, surtout qu'il ne s'agissait que de variétés au feuillage vert uniforme et mat, plante après plante. Enfin, c'est ce que je ressentais, jusqu'à ce que j'apprenne à les connaître mieux.

Hostas et hémérocalles, 
un duo classique. 
Ensemble, ils entourent
mon pêcher.
s
Hosta Sieboldiana "Elegans"
paré de ses sommités fleuries.

























Les hostas prennent la forme d'une talle et, dépendant du cultivar, certains seraient de la bonne grandeur pour faire une jolie maison de souris, alors que d'autres ne seraient pas déplacés dans un environnement pour dinosaures. En début d'été, de longues tiges se forment et balancent de 5 à 10 fleurs en forme de trompette variant de la couleur violette à lavande à blanche.  J'avoue avoir un faible pour les hostas géants qui arborent des teintes bleutées (comme sur la photo tout au haut de l'article).

Un peu d'histoire et d'observations sur la plante:
Saviez-vous que le hosta avait autrefois le nom de Funkia? En effet, on peut le retrouver sous ce nom dans certains textes du 19ième siècle (j'ai entre autres cet ouvrage à la maison qui utilise délibérément cette nomenclature sans explications et qui me laissait plutôt perplexe jusqu'à ce que je comprenne qu'il s'agit bien de l'ancien nom du hosta - la première publication de ce livre date de 1870). En Angleterre, à l'époque victorienne, c'était une plante exotique très à la mode. En effet, les hostas sont originaires de l'Extrême Orient. Il existe une quarantaine d'espèces différentes de hostas, et la Société américaine de hostas publie sur internet une liste de plus de 6000 cultivars enregistrés différents.

On retrouve des hostas dans des tons d'un vert vibrant à un vert profond, des dorés, des argentés, des lime. Ils peuvent présenter une couleur unie ou panachée (c'est-à-dire à deux et même trois couleurs) ;  il y a même certains cultivars qui présentent une teinte légèrement orangée en tout début de saison ('Orange Marmalade') et d'autres qui sont blancs (c'est le cas de 'White Feather'), ou encore certains dont les tiges florales sont rouges et les pétioles, légèrement rosés (comme 'Cherry Berry').

Les fleurs sont de jolies clochettes regroupées en grappes, de couleur blanche, lilas, mauve ou violette, ressemblant à la fleur de lys (d'où le nom anglais "Plantain Lily") et se balançant au bout d'une tige plus ou moins longue. La floraison peut durer jusqu'à huit semaines.
Hosta "Cherry Berry", qui possède des tiges rouges qui ne sont pas visibles sur cette photo. Des monardes cherchent à se faufiler autour et au travers.

"Flower Power ", une vivace énorme,
résulte d'un croisement entre
H. Nigrescens et Hosta Plantaginea.
Sa floraison est remarquablement 
parfumée. Par comparaison, à
 gauche, l'hémérocalle
"Double Firecracker"

 atteint 60cm de hauteur (2 pieds).
La floraison des hostas est généralement inodore. La seule espèce fortement parfumée est Hosta Plantaginea, une plante très grosse dont le parfum est envoûtant. Il existe quelques dizaines d'hybrides issus de cette espèce qui font eux aussi une floraison odorante. "Plantaginea Venus" présente même des fleurs doubles.

Quant à son environnement, un regard sur les larges feuilles que produit la plante nous fait comprendre qu'elle est confortable dans l'ombre et la mi-ombre : en effet, la grande taille de ses feuilles lui permet une absorption maximale de lumière. Voilà probablement pourquoi j'ai vu plus d'un spécimen peiner en plein soleil, quoique certains cultivars arrivent sans grands problèmes à vivre dans de pareilles conditions. Les variétés aux feuilles vertes y arrivent le mieux, à l'inverse de leurs soeurs au feuillage très pâle.



Les feuilles de hosta font des
bouquets sensationnels et se
marient merveilleusement
avec les coeurs saignants,
 dans le vase comme au jardin.

Mais il y a plus...
C'est déjà bien beau, tout cela, mais il y a encore deux raisons de plus pour accueillir cette plante chez vous à bras ouverts: d'abord, les feuilles embellissent de façon merveilleuse les bouquets pour l'intérieur de la maison et elles durent longtemps ainsi. Ensuite et surtout, les jeunes poussent printanières, avant qu'elle ne se déploient, peuvent être blanchies et mangées comme des asperges... leur goût est d'ailleurs similaire, quoique un peu plus amer. 

J'en ai fait l'expérience et je n'en suis pas déçue! 

Les japonais nomment les hostas "giboshi" et en cuisine, "urui". Ils consomment les pousses, les pétioles ou les feuilles, selon l'espèce et la manière de les préparer. De plus, le site Wikipedia anglophone mentionne que les fleurs se consomment aussi! Quelle belle découverte (et au nombre de plants de hostas qu'il y a au Québec, on pariera que cela coûte moins cher que les asperges)!

Je n'ai récolté les pousses qu'une seule fois sur chaque plant, sur le tiers du plant seulement, pour en préserver la vigueur.  Deux à trois semaines plus tard, il n'y avait plus aucun signe que j'en avais fait récolte. Ça ne semble pas non plus avoir retardé le déploiement des feuilles.


Pousses de hostas blanchies quelques
minutes.



En conclusion et après maintenant 8 ans de jardinage, je réalise que certaines plantes - comme les hostas - n'attendent en fait que de bien se faire présenter. Désormais, avant de lever le nez sur une plante, je prendrai soin de m'en informer un peu plus : Qui sait quel trésor je pourrais y trouver!

Louise : Question de français
Hélène et moi n'avons pu déterminer avec certitude s'il faut dire "le hosta" ou "l'hosta". Nous penchons pour "le hosta", donc pour un "H" aspiré, mais sans aucune certitude. Les dictionnaires généraux ne nous ont aucunement aidées. Dans mes recherches sur internet, j'ai vu les deux graphies, mais plusieurs sites très sérieux semblent éviter le problème en s'abstenant d'utiliser le mot "hosta" au singulier! 
L'Office québécois de la langue française déclare qu'il n'y a pas d'élision devant un "H" aspiré. Mais voilà, sommes-nous, comme nous le pensons, devant un tel cas? Si vous mettez la patte sur une source fiable qui peut répondre à cette question, faites-nous le savoir, s'il-vous-plaît, car d'ici là, c'est sûr que d'horribles nuits d'insomnie angoissée nous attendent!

Chez Louise, le hosta Krossa Regal est une plante imposante de 82 cm (33 po) de haut par 178 cm (70 po) de large, dont la floraison mauve atteint facilement 150cm (5pi) et plus. Mais il existe des cultivars encore un peu plus grands. Allez voir ce site pour découvrir plus de 80 hostas géants.
Leur champion est "Gentle Giant", dont les feuilles culminent à 115 cm (46 po) de haut.



dimanche 21 avril 2013

Le troisième jardin


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Hélène et Louise : Nous n'avions pas oublié le nom de notre blogue, mais les péripéties de la vie (dont un changement de la propriétaire du jardin) on retardé l'entrée en jeu de ce superbe petit jardin, un potager fait pour un appartement au rez-de-chaussée qui fait face au plein sud.

Il fut rapidement établi que le jardin devrait être protégé du piétinement au moyen de bacs assez hauts, car il est à la portée de tous les voisins et visiteurs et Geneviève, la nouvelle propriétaire du jardin, a un gros chien qui peut être très gauche. Sans compter que le sol lui-même est pauvre, mélangé de gravier et avait passé plusieurs années dans l'ombre quasi totale sous un patio en bois immense. Et puis, au prochain déménagement, le jardin pourra suivre sa propriétaire. Pour ces raisons, le choix des bacs était facile à faire. Mais bien sûr, les travaux sont plus coûteux en temps et en argent que lorsqu'on se contente de dégager le sol pour y planter directement nos graines. En voici l'évolution en quelques photos.
Cet appartement avait un immense patio, très abîmé. Après l'avoir enlevé, on a récupéré, entre autres, les sections de la balustrade (pour en faire des supports pour certaines plantes grimpantes ou à tuteurer). Les bacs de culture sont faits de planches de cèdre neuves. Le plus grand mesure 4x4 pieds (on le voit ici, au milieu de la photo). Un autre élément de récupération : des dalles de ciment entières ou cassées en morceaux serviront à faire une petite terrasse ainsi que des pas japonnais pour circuler autour des bacs. Une partie des dalles complètes serviront aussi de plancher à certains bacs. Ces derniers, faits de planches de cèdre blanc, n'ont pas de fond.
Le bac central est maintenant en position sur les dalles. Les bacs contre le mur de briques mesurent 4x2 pieds. Celui sous la fenêtre est la partie inférieure d'un appareil de gymnastique et en avant-plan, à droite, on voit l'autre partie de l'appareil. Ces deux éléments ont finalement été remplacés par deux autres bacs en cèdre, surtout parce qu'il était trop difficile de les tapisser d'un morceau de toile de piscine récupérée. En effet, tous les bacs ont été tapissés ainsi jusqu'à mi-hauteur. Puis, ils ont été remplis de gravier, lui aussi récupéré. Un tuyau de PVC blanc est installé à la verticale dans un coin de chaque bac et permet un arrosage facile jusqu'au fond. Le gravier emprisonné dans la toile peut ainsi retenir plusieurs litres d'eau et donc, forme un réservoir. Par-dessus le gravier, s'ajoute une épaisse couche de feuilles mortes, pour un peu éviter que la terre remplisse les interstices entre les graviers. Enfin, on termine avec de la bonne terre, du compost et du fumier de mouton. Ce mélange est ajouté jusqu'à 10 cm environ du bord du bac.




Bien que la cour soit de petite taille (9-10 pieds par 28 pieds), elle peut malgré tout accommoder une belle superficie pour jardiner. Il y a en tout 3 bacs moyens contre le mur, un gros bac au centre de la cour, 2 bacs avec couvercle qui font office de bancs, mais aussi d'entreposage pour les outils de jardin, et deux plus petits bacs de 3x2 pieds qui supportent une arche faite des balustrades de l'ancien patio.Ce dernier élément est placé à l'entrée du jardin et encadre un petit trottoir qui mène directement à la porte coulissante de l'appartement. Quelques plantes, 3 arbustes et un arbre fruitier ont aussi été plantés.



La photo de droite montre bien le tuyau blanc qui sert de "cheminée" jusqu'au fond du bac : un coup d'oeil dans cette cheminée et on peut voir combien il reste d'eau et si l'arrosage est nécessaire. Autre avantage, le terreau n'est pas tassé par les arrosages répétés et les racines ne sont donc pas dérangées. Les pas japonnais sont aussi bien visibles dans cette photo.

La mise en place de ce jardin a bien sûr pris un peu plus de temps que prévu et donc les plants de tomates, aubergines et choux, qui ont été démarrés à l'intérieur, étaient déjà de bonne taille, pour s'assurer qu'il y aurait quelque chose à récolter! La plupart des autres légumes ont été semés sur place.
Trois camérisiers (Lonicera Caerulea, des arbustes atteignant au plus 6 pieds - 180 cm - et pouvant être taillés, donnent des baies bleues comestibles à la mi-juin, avant les fraises) et un cerisier nain ont été plantés en contour du jardin. À maturité, ils feront peu d'ombrage aux autres plantes.


Les délicates fleurs d'aubergine.
Une fois bien installé, ce jardin a produit une quantité surprenante de nourriture! Sur la photo ci-haut (photo prise vers août, la saison étant déjà bien avancée), de gauche à droite, on remarque de la capucine (feuilles rondes) près d'une vigne de concombre; dans les deux bacs du fond, nous avons les tomates qui atteignent déjà une taille respectable. Dans le bac du centre, des haricots nains variété Soleil (jaunes), l'énorme plante à larges feuilles bleutées est un chou-fleur (dont les feuilles sont comestibles, d'ailleurs), et les quelques feuilles pourpres cachées derrière sont les feuilles d'un plant d'aubergine. Il y a aussi caché là-dedans quelques plants de poivron et d'autres plants d'aubergine, une variété à feuilles vertes dont on voit les fleurs sur la photo de droite.


Plant de tomates en compagnonnage avec des tagètes, réputées
pour repousser certaines pestes comme certains nématodes, car la
racine de la tagète émet dans le sol une substance sulfurique appelée thiophène. 
Par contre, notez que les tomates ne sont pas nommées comme étant
des victimes de ces nématodes et qu'en plus, pour être efficace, selon certaines
sources, il ne s'agit pas que de planter des tagètes, mais de faire une rotation
 de plants, donc de n'installer que de la tagète la première année, suivie de la plante
susceptible aux nématodes l'année suivante. Eh oui, le compagnonnage est une technique parfois complexe. Personnellement, bien que nous apprécions les avantages des rotations dans le jardin, nous ne sommes pas pour les monocultures.

Les plants de tomates ont été attachés au treillis à mesure
qu'ils ont grandi. Ils ont poussé à une vitesse fulgurante,
tout comme le jardin dans son ensemble.
Ce succès est dû principalement à deux ou trois choses :
D'abord, il n'y a pas eu de compromis sur la qualité du terreau
et de la matière organique. Ensuite, la réserve d'eau au fond des
bacs a permis de garder un taux d'humidité acceptable et constant.
Enfin, le jardin bénéficie d'un microclimat exceptionnel,
favorisant la production et le développement des plantes à fruits
comme les tomates qui étaient bien à leur aise contre la brique chaude
 du mur. Par contre, c'est intenable pour les légumes
nécessitant plus de fraîcheur. Résultat, aucune laitue n'a survécu.
En début de saison, voici le bac qui contenait le concombre, en compagnonnage avec des tagètes et des capucines, toutes deux réputées pour repousser certaines pestes du jardin. Les feuilles, fleurs et graines de la capucine se mangent et la plante elle-même peut être utilisée comme plante sacrifice contre les pucerons puisqu'elle est une favorite de ces derniers. L'idée d'avoir une plante sacrifice, c'est d'épargner d'autres plantes à la valeur plus grande, puisque les pucerons se concentreront presque uniquement sur la plante-sacrifice. Mais cette année, les capucines n'ont pas eu à se sacrifier. Elles sont restées en parfaite santé. Le tuyau de PVC blanc pour l'arrosage est bien visible ici.
Pour avoir des concombres heureux, une terre riche en matière
organique est primordiale : ici, on voit bien le fruit des efforts
qui avaient été consentis pour préparer un bon mélange de terreau bio.
Les concombres ont bien escaladé le treillis, 
un peu aidés par la jardinière, tout comme les tomates. 
Eux aussi profitaient de la chaleur que dégageait
le mur de brique pendant la nuit, un effet qui se nomme
masse thermique, où un objet accumule la chaleur durant les heures d'ensoleillement
et la relâche lentement quand la température ambiante baisse.
Pour les plantes potagères, cela veut dire une température plus
stable de jour comme de nuit, un plus.

Le coin sous le balcon du deuxième étant plus ombragé, certaines plantes qui tolèrent un peu d'ombre ont été installées. La rhubarbe et les fraises en sont à leur première année, mais ce petit bout de terrain se garnira rapidement. Puisqu'il s'agit aussi d'un point du terrain moins passant et près de la porte patio du logement, un bac n'a pas été installé pour les accueillir, la plantation en pleine terre étant suffisante. Si vous avez des animaux qui ont par contre tendance à manger les plantes, une note de prudence s'impose : les feuilles de la rhubarbe sont extrêmement toxiques. Heureusement, le toutou de la propriétaire du jardin ne s'y intéresse nullement.




L'arche accueille autour d'elle plusieurs fleurs comme des bégonias, de l'échinacée, des black-eyed susan (rudbeckies), du liatris et des tagètes. Cette arche est, bien sûr, l'endroit idéal pour semer des haricots grimpants. Ici, deux variétés : des  Blue Lake (gousses vertes) et des Trionfo Violet (gousses pourpres) qui s'accrochent d'eux-mêmes au treillis.
Une des nombreuses récoltes de concombres et
haricots nains "Soleil".
Un arc-en-ciel de tomates et des haricots
Blue Lake et Trionfo Violet. 
Cette dernière variété est plus facile à récolter
que la première, à cause de la couleur
contrastante de ses gousses.
Ceci représente un avantage.

Ce jardin réunissait plusieurs défis d'envergure, du chien pataud à l'espace restreint; il a donc fallu faire preuve de créativité. Mais comme ce petit jardin en atteste, il est possible de faire des récoltes superbes et abondantes, malgré les obstacles. Sans compter qu'il s'agissait du premier jardin de Geneviève, sa propriétaire! Ce petit coin de paradis lui a donné des récoltes si abondantes qu'elle a pu en partager une bonne partie avec les voisins, en plus de se faire des réserves pour le congélateur. Et s'il y a bien un côté positif au jardinage, c'est cet aspect communautaire, car il rapproche tout naturellement les gens et nous permet de faire de belles rencontres avec nos voisins et amis.

vendredi 1 mars 2013

Ennui

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Hélène :
Le mois de décembre est toujours un temps partagé entre les décorations, les cadeaux et la bonne nourriture. Mais vient janvier et lorsque les décorations sont enlevées, on dirait que c'est là que je sens le froid, la couleur monochrome de la neige... et mon ennui profond de travailler la terre et de voir des plantes pousser!

 Bien sûr, quelques tâches de jardinier me gardent quand même heureuse. Mais lorsque les revues de jardinage ont été feuilletées jusqu'à usure, que les graines ont été commandées, que les plans du jardin ont été élaborés et les vieilles graines ont été testées pour voir si elles étaient encore viables - alors que reste-t-il?

Et bien heureusement dans les tests de cette année, une circonstance m'a donné l'inspiration! Mes graines de laitues de l'an passé se sont avérées non seulement viables, mais robustes! Deux jours seulement et elles germaient.

Pour soigner mon ennui, je me suis donc auto-prescrit une belle dose de jardinage. Tout était en place de toute façon : Mon kit Grow-Light n'avait qu'à être allumé, mes contenants à semis ne demandaient qu'à se faire remplir de terre et mes belles graines vigoureuses de laitues ont donc été plantées le 16 janvier. Elles étaient toutes sorties le 19, trois jours plus tard! Le 9 février (3 semaines plus tard), je transplantais les laitues dans des pots individuels.

À la transplantation. On reconnaît bien la laitue Feuille De Chêne, à la forme indiquée par son nom, d'un vert plus pâle. Par contre, entre la "Cimmaron" et la "Merveilles des 4 Saisons", qui sont toutes 2 teintées rouge, je ne vois pas encore de différences et puisque j'ai omis de les étiqueter, je suis perdue. Peut-être développeront-elles des différences qui me permettront de les reconnaître plus tard.
Mon auto-médication a été songée. La laitue pousse très vite : la Feuille de Chêne ne prend que 40 à 50 jours pour atteindre sa maturité, j'aurai donc 3 têtes autour du premier mars. Les Merveilles des 4 Saisons, si je me fie à leur fiche sur Solana (toutes ces laitues proviennent de ce merveilleux distributeur québécois, d'ailleurs), arriveront à maturité entre 45 et 55 jours, donc en début mars aussi, un peu après les laitues Feuille de Chêne. Finalement, la petite dernière, la Cimmaron, arrivera à 70 jours, ce qui la pousse à la fin mars, temps où je commencerai mes semis de tomates.

Il n'y a pas que cela : Avoir un légume qui pousse aussi facilement et rapidement en plein hiver, c'est tellement encourageant pour le jardinier qui s'ennuie; ça lui rappelle qu'il a encore et toujours son pouce bien vert!

Et maintenant...
Une partie de la laitue est prête!
Les 3 laitues du fond sont les Feuilles de Chêne; les 3 suivantes, Merveilles des 4 Saisons et celle à gauche c'est la Cimmaron. Les Feuilles de Chêne sont prêtes, les Merveilles aussi!