mercredi 29 juillet 2020

Les fines herbes, les mauvaises herbes

Des bulles et des bulbes (pardonnez-moi, ça fait des années que je veux faire ce jeu de mots!)
Hélène:
D'emblée, je ne suis pas en mesure de faire mon habituel récapitulatif du jardin pour l'année 2019. Tout à été dit dans cet article et je n'ai pas pris plus de photos l'année dernière, donc pas de matériel pour en faire un article.

Nous sommes au printemps 2020 (bon d'accord. On est en été mais j'avais commencé à écrire cet article au printemps). La pandémie a un effet intéressant, car avec le confinement, il semble que plus de gens qu'à l'habitude décident de faire un jardin. Ma conclusion pas scientifique du tout est tirée du fait que, en essayant de commander de chez Veseys, la page d'accueil m'indiquait au mois de mai que la compagnie cessait de prendre des commandes pour le moment car en plus des mesures sanitaires établies pour le bien-être de leurs employés, il y avait une demande au-delà de la normale. Au moment d'écrire cet article (mi-Juin), la situation semble rétablie. En plus, les quelques pépinières du coin où je suis allée magasiner étaient en rupture de stock sur certaines plantes de potager.

Pas grave, je me suis tournée vers d'autres compagnies que j'affectionne: Heritage Harvest Seed a eu un message semblable à celui de Veseys ; Solana Seeds était submergée (j'arrive à passer une commande sur le site tard le soir et heureusement, je reçois les graines dans un délai tout à fait raisonnable) ; et Richters Herbs a quelques ennuis: plusieurs variétés sont épuisées et même en ayant passé une commande au début mai, celle-ci n'arrivera que le lendemain où j'ai commencé à écrire cet article, soit le 10 juin. Son service à la clientèle est impeccable par contre: on me répondait très rapidement et regardez les belles plantes que j'ai finalement reçues d'eux!
Quelques fines herbes: de la sauge tricolore, deux variétés de romarin (Tuscan Blue et Spice Island), 3 plants de menthe Grapefruit, du thym argenté et du thym Caraway.



Une fois en terre, les fines herbes sont intéressantes pour faire des arrangements avec des roches puisque plusieurs d'entre elles ont besoin d'un sol bien drainé pour grandir. Hors, les roches jouent un rôle parfait pour cela en permettant à l'eau de s'infiltrer plus rapidement!



Mini-moi qui aide du haut de ses 2 ans et demi.
 Mais revenons au début printemps. D'abord, on dira que c'était un drôle de printemps; ici en banlieue de Montréal, on avait de la neige au début mai et une canicule à la fin mai. Et puis plus loin de la banlieue, il y a eu de la neige en juin! En résumé: pas vraiment de printemps.

Hors, ce sont également des temps maigres pour tous ces animaux et insectes qui sortent de l'hiver. Quelle nourriture peuvent-ils se mettre sous la dent?

Les Mauvaises herbes et leurs fleurs entre autres! Je vous invite à lire cet article de Radio-Canada qui plaide  pour l'acceptation du redoutable pissenlit. Personnellement, je lui ai toujours trouvé un air sympathique. Une fleur jaune aux allures de pompon frivole, suivi d'une mousse rigolote qui s'envole au premier souffle. Disons qu'ils me ramènent en enfance, les pissenlits. Et un champ de ceux-ci met beaucoup de vie - en tout cas à mes yeux!
Plus sympa qu'un gazon tout vert.
J'ai également remarqué que le lierre terrestre (ground ivy en anglais, Glechoma hederacea en latin) fait également de belles fleurs violettes appréciées des pollinisateurs. J'en ai beaucoup dans ma cour arrière. Et Louise en fait également un autre usage: toute la plante est appréciée des poulets, poussins comme adultes.
Le buffet est ouvert!
L'oignon décoratif (vu avec les bulles sur la première image du texte) a aussi la cote chez les pollinisateurs comme le témoigne ce bourdon. Bref, une mauvaise herbe n'est pas forcément "mauvaise" au sens propre du mot. Elle joue parfois un rôle très important même si nous, les humains, n'en voyons que les défauts! 

Je ne vous parlerai pas trop de l'aspect comestible de certaines mauvaises herbes: d'abord, j'en ai très peu l'expérience et ensuite, à moins qu'il y ait une famine, je ne trouve pas les pissenlits et choux gras assez bons pour m'infliger d'en manger.

Il y a aussi à dire que souvent, ce sont des plantes que nous considérons envahissantes - puisqu'elles poussent très rapidement, elles remplissent facilement les "trous", souvent au détriment d'une plante qui prend plus de temps à s'établir. Ainsi, en tant que jardinière qui attend plusieurs jours pour voir ses graines de carottes germer, le pissenlit qui pointe le deuxième jour en plein milieu de la plate-bande n'est assurément pas le bienvenu (souvent aussi parce qu'il ne vient pas à l'unité, hein!). Mais voyez ceci, photo à l'appui. J'avais un trou et c'est ça qui a poussé! Une belle plante de violette qui va se ressemer si elle aime l'endroit. Parfois, ce dont on ne s'attendait pas vaut la peine d'être conservé! (Commentaire de Louise : les feuilles sont mucilagineuses, mais se mangent au printemps et en début d'été, en ajout dans une salade variée, une soupe ou un ragoût. Quant aux fleurs : merveilleuses à grignoter pour se rappeler son enfance ou belles comme tout dans une salade.)



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